Un moment historique !

6 Oct 2017 | Actualités

Présentation de la stratégie de résilience de Paris

La « ville monde », Paris, s’engage avec le Grand Paris et l’Association des Maires Ruraux de France autour du concept de ville résiliente. Ce 4 octobre 2017 est à marquer d’une pierre blanche.

Résilience, que signifie ce concept un peu étrange ? Pour faire court, c’est la capacité à résister, à continuer de fonctionner malgré les aléas et crises, quelles qu’en soient les causes. Le monde est en tension et, aujourd’hui, le Grand Paris ne dispose de pas de plus de 4 jours d’alimentation.

Les risques sont nombreux, naturels, humains… qui concernent déjà la qualité de vie, les ressources. Ils commandent aux élus responsables d’anticiper et de s’organiser. La résilience pousse aussi, et c’est une nouveauté, à constater que l’on ne peut faire, vivre sans les autres, et qu’il faut établir des échanges égalitaires et ne plus se contenter de troquer les ressources contre les déchets. C’est tout le sens du pacte de cet engagement qui rapproche la capitale, le grand Paris et les maires ruraux. Comme le souligne Anne Hidalgo, la maire de Paris, « Paris est une ville monde et son engagement entraînera aussi les autres métropoles nationales». Nous sommes typiquement dans une situation glocale qui combine le monde global (renforcé par le numérique) avec les réalités locales.

Qu’est-ce que cela signifie pour les acteurs locaux ? D’abord, il faut souligner l’apport constructif des maires ruraux, que j’ai accompagné dans leur démarche, et qui dessinent la ruralité de demain, un peu seuls, depuis plusieurs années déjà. Nous pouvons ainsi, d’ores et déjà, apporter dans la corbeille des mariés des expériences en cours, significatives, qui peuvent faire tâche (Diabète 2.0, Sonate, Démonstrateur Industriel dans la Ville Durable) et mobiliser des partenaires institutionnels et industriels. Il faut aussi y rajouter l’expertise développée en matière de télétravail et tiers lieux…

Le projet a besoin de démonstrateurs pour se nourrir.

Se nourrir… un autre axe fort. Le Grand Paris a besoin de davantage de productions bio, d’organisation en circuits courts, de valorisation intelligente d’espaces, d’innovations, notamment en matière d’agriculture urbaine, autant d’axes porteurs d’emplois et de sens. Tout cela doit irriguer les territoires de la grande banlieue, ceux même que je défends et sur lesquels, avec mes partenaires, j’expérimente.

Comme l’on dit couramment dans ces circonstances, il n’y a plus qu’à…

Comme le précisait Vanick Barberian, le président de l’association des maires ruraux de France, en empruntant à Jean de la Fontaine, « le lion (la lionne en l’occurrence) Parisien a besoin du rat des champs… » et c’est bien, enfin, de le reconnaître.

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