« un bateau qui flotte mais ne coule pas ». « Fluctuat Nec Mergitur »

26 Sep 2017 | Actualités

La ville de Paris s’est portée candidate dans le cadre du projet «100 villes résilientes » porté par la fondation Rockfeller. Elle a été retenue ce qui, entraîne, le 4 octobre prochain, l’annonce d’un projet ambitieux qui aura, forcément, des conséquences pour les territoires infra, la grande couronne. Il s’agit ici de la capacité de Paris à anticiper, survivre et se développer quels que soient les chocs (attaque terroriste, inondation majeure, tremblement de terre, etc.) et les stress chroniques (du logement, de l’emploi, migratoires, climatiques, etc.) auxquels la capitale sera confrontée dans les décennies à venir

6 enjeux prioritaires

L’état des lieux de la résilience de Paris a identifié six enjeux prioritaires pour la Ville.

1er enjeu : les inégalités sociales, économiques et territoriales, et les risques qu’elles font peser sur la cohésion sociale et sur la capacité de la société parisienne à faire bloc en cas de crise majeure.

2ème enjeu : le dérèglement climatique, le risque d’été à 50°

3ème enjeu : la pollution de l’air, des enfants d’ores et déjà en danger

4ème enjeu : le fleuve, et ses caprices : la crainte d’une crue majeure

5ème enjeu : le risque terroriste, le contexte sécuritaire

6ème enjeu : améliorer la gouvernance de nos territoires, c’est à dire notre capacité à nous organiser collectivement, avec l’ensemble des acteurs institutionnels, économiques, associatifs, académiques et citoyens, et à tisser de nouvelles coopérations au-delà des frontières municipales.

Une dimension forte concerne les territoires ruraux

Déjà, elle se traduit par les échanges entre la capitale et l’AMRF qui ont su trouver des enjeux communs et affirmer l’envie de les relever. Elle sera effective à travers la volonté de définir un pacte de coopération territoriale avec les municipalités périurbaines et rurales, autour d’intérêts communs et d’actions partenariales. Ils concernent, notamment, l’approvisionnement alimentaire (l’alimentation durable), la limitation des déplacements par le développement du télétravail, le recyclage et l’économie circulaire, l’approvisionnement alimentaire Paris dépend des territoires ruraux qui l’entourent et inversement.

La suite ? L’écriture et le développement d’un agenda ambitieux et fédérateur… « Nous devons faire évoluer notre manière de penser le futur pour intégrer les enjeux globaux, adapter nos pratiques vers plus d’horizontalité et d’agilité, et construire de nouvelles alliances pour offrir aux habitants une meilleure qualité de vie, la protection face aux aléas, et des perspectives positives d’avenir. C’est le fonctionnement même de notre ville qui est en question : sa flexibilité, son aptitude à apprendre des crises pour mieux les anticiper, à penser ses projets de manière systémique pour en multiplier les bénéfices, ou encore à mobiliser et inclure les habitants, les entreprises, les chercheurs dans ses projets ».

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